Orange is our New Black

Avec chéri, on a souvent du mal à trouver une série qu’on souhaite vraiment suivre tous les 2. Généralement, un des deux abandonne au bout d’une ou deux saisons… trop de violence pour moi dans Game of Thrones, trop de zombies dans Walking Dead et au contraire trop d’histoires enfantines pour lui dans Riverdale ou Revenge… et puis il y a celles qu’on aime bien, mais où on décroche facilement, sans trop savoir pourquoi, comme Breaking Bad. Sans parler de celles qu’on a adoré, mais dont la production a été arrêtée… citons Chasing Life ou encore Togetherness.

Hmmm… à avoir trop de choix, on en devient plutôt exigeants, et puis, on a du mal à se mettre d’accord. La première fois qu’on a voulu regarder Orange is the New Black, on a tenu 5 minutes. Enfin monsieur, surtout… trop gnangnan la Piper. Et puis on a décidé de s’accrocher, et là… on est accro!

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L’histoire? Alors que Piper Chapman, femme éduquée et embourgeoisée, doit épouser son petit ami Larry (Jason Biggs de American Pie!), elle se retrouve condamnée à 15 mois de prison pour avoir aidé son ex petite-amie Alex Vause à transporter une valise remplie de billets issus du trafic de drogue.

Plongée dans un milieu hostile qu’elle ne connait pas, Piper doit apprendre à se faire respecter et à trouver sa place au milieu des latinos, des black, des blanches catholiques, des droguées, des lesbiennes, des activistes et des cinglées, sans oublier des gardiens…

Plus qu’une série sur la prison et sur ses conditions, Orange is the New Black est axée sur la psychologie des personnages et sur les rapports humains. Enfermées et vivants ensemble, les femmes de la prison n’ont d’autre choix que de forger leur identité et leur caractère et de gérer le vivre-ensemble au quotidien. Plus ou moins aisément, ce qui donne des situations cocasses et drôles, où des rumeurs sèment la panique, où des amitiés se forment et se défont, où des relations sexuelles et/ou amoureuses se trouvent être plus complexes que prévues,  et d’autres moments plus inquiétants, quand il s’agit de violence, de drogue et de coups bas. L’exploit scénaristique dans tout ça, c’est que toutes les péripéties de la série sont présentées de manière fluide et légère. Rien n’est jamais too much, trop lourd ou trop gênant.

On s’attache à leur personnalité sans oublier qu’elles sont des délinquantes, mais aussi à leur histoire, car la série propose des flashs-back sur la vie des personnages, afin de comprendre les raisons qui les ont amenées à leur incarcération. Le rôle de la famille, de l’éducation, des valeurs morales de la société américaine et du capitalisme sont finement exposées dans ces portraits. La série dénonce par ailleurs subtilement certains problèmes des États-Unis comme les conflits raciaux ou les vices du système carcéral.

C’est une prison de femmes mais les hommes ne sont pas oubliés pour autant. Moindre en nombre, ils n’en sont pas pour autant moins captivants. Les gardiens, tantôt petit ami, ami, psychologue ou macho mais aussi les conjoints de détenues sont également des sujets d’étude à eux seuls.

Pour vous donner un aperçu, mes personnages féminins préférés sont le duo d’amies Poussey et Taystee.

Poussey est fille d’un militaire et a vécu en Allemagne, où elle a eu une relation avec Franziska, elle aussi fille de militaire. Le père de Franziska se rend compte de cette liaison, et renvoie Poussey et son père aux États-Unis. Elle est arrêtée plus tard aux États-Unis en possession de drogue.

Pouss

Sa meilleure amie Taystee est un personnage très drôle, qui adore faire des blagues et prend tout à la légère. On apprend que Taystee a grandi dans un orphelinat avant d’être adoptée par Vee, qui aura d’ailleurs un rôle important dans la série.  Taystee a aidé sa mère adoptive Vee dans le trafic de drogue, ce qui lui a valu d’être envoyée très tôt en prison pour jeunes délinquants.

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En masculin, je trouve très intéressant le gardien Mendez, un officier détestable, qui ne se soucie pas du bien-être des détenues mais plus de leurs atouts charmes… ce qui lui a valu le surnom de « Pornstache ».

Mendez

Si on est enfin arrivé à être d’accord avec le chéri, c’est parce que je pense que c’est typiquement le genre de série dans laquelle chaque personne peut aisément trouver un thème qui l’intéresse et un personnage qui l’intrigue assez pour s’accrocher. Enjoy! PS: la série est disponible sur Netflix, c’est une création originale de l’entreprise.

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