Joy : Quand ordinaire rime avec extraordinaire

Le film Joy est inspiré d’une histoire vraie. Il relate l’histoire d’une femme à priori ordinaire, qui accomplit l’extraordinaire grâce à une envie viscérale de réussir.

JOY-Affiche-France
Joy incarnée par Jennifer Lawrence est une mère de famille séparée du père de ses enfants. Celui-ci partage toujours sa vie car ils vivent encore sous le même toit, celui des parents de Joy, même si l’ex mari Tony est obligé de dormir dans la cave. Incapables de vivre ensemble, le couple fonctionne d’avantage en tant qu’amis qu’en tant qu’amants.

La mère de Joy, très affectée par son divorce vit sa vie à travers son poste de télévision et son père ne semble pouvoir combler son vide affectif et ses névroses sans l’amour d’une femme, aussi stupide ou étrange soit-elle. Sa sœur est une personne jalouse qui envie sa réussite et cherche à tout prix le regard reconnaissant de son père au détriment du succès de sa sœur. Sa grand mère qui raconte le roman semble être la matriarche de la famille, la moins dérangée par la vie.

Comme dans Happiness Therapy, le réalisateur David O.Russell démontre ici un travail remarquable fait sur les personnalités et les méandres de ses personnages. Il exploite tout en finesse et en subtilité les disfonctionnements qui constituent une famille. Le cercle familial semble être un contexte idéal pour exprimer librement les absurdités et les déraisons qui constituent nos âmes.

Depuis son plus jeune âge, Joy aime créer des choses, rêver et imaginer. Et puis un jour, le monde adulte l’a ramenée, surement un peu trop, à la réalité de sa famille quelque peu absurde et à ses responsabilités en tant que mère et épouse. Elle a donc oublié l’enfant qui était en elle, celui qui avait encore de l’espace pour s’épanouir et se réinventer chaque jour. Joy comprend un beau jour qu’il est temps de se réveiller et de Vivre. Elle prend alors un papier et un crayon et se met à imaginer un projet comme elle a toujours aimé le faire, cette fois ci, celui du nouveau balais serpillère.

Contre les découragements de sa sœur comme de son père et de sa nouvelle compagne saugrenue, Joy porte son projet à bout de bras, jusqu’à passer à la télé et à exploser le record de ventes. Bradley Cooper est le business angel de son projet, et l’osmose entre ce duo d’acteurs est une nouvelle fois enivrante. Joy se bat, dans un monde où l’égocentrisme, le narcissisme et le machisme hurle d’un bruit sourd. Elle se battra jusqu’au dernier moment pour récupérer ce qui lui est dû, d’un pas assuré dans Dallas, à l’allure irrésistible d’une cowgirl à qui on s’est attaché, pendant ses 123 minutes.

Si le film est parfois lent, les scènes sont emplies de poésie. La première scène, celle de l’enfance insouciante jouant dans une neige pure et immaculée laisse peu à peu place à une ambiance de Western fière et puissante. Une réussite féminine, une grande fresque biographique déployée par la talentueuse Jennifer Lawrence.

Pat’

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"Happiness only real when shared"... alors partageons!

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